HAMED SAVADOGO (CNB-CI):  »Je suis crédité de la confiance des jeunes »

A quelques jours de son investiture en qualité de Président de la Jeunesse du Conseil National des Burkinabè en Côte d’Ivoire (CNB-CI), Hamed Savadogo, cette figure de proue de la jeunesse de la diaspora fait une sortie des plus éclatante à Diaspo24.info. De sa nomination, de ses missions, des célébrations séparées du 8 mars par les femmes, des enjeux de la présidentielle 2020 Hamed parle, parle et parle.

Après consultation et l’obtention de votre accord, le Président Salogo vient de vous nommer Président de la Jeunesse du Conseil National des Burkinabè en Côte d’Ivoire. Comment vivez-vous cette nomination ?

Au prime abord permettez moi de vous dire que je reste admiratif de votre dévouement pour le bien-être de notre communauté, celle de la diaspora Burkinabè en Côte d’Ivoire.
Le doyen Mamadou SALOGO en m’élevant à cette nomination, à mon sens, est la preuve et l’expression de sa confiance qu’il porte à l’ensemble de la jeunesse de la diaspora Burkinabè en Côte d’Ivoire. Comme vous le savez, votre serviteur, Hamed SAVADOGO, a toujours compris et œuvré pour le rassemblement au sein de notre communauté sans distinctions aucunes encore moins sur la base de quelconques critères.
L’occasion m’est ainsi donné de rendre un hommage à M. SALOGO qui objectivement n’a rien à tirer comme avantage à lui en dédiant son énergie pour le bonheur des Burkinabè en Côte d’Ivoire. Il est un modèle qui nous inspire, nous autres plus jeunes, et j’estime qu’il est à notre avantage de travailler avec un tel monument afin de profiter de sa sagesse et l’aider à améliorer ce qui doit être amélioré.

Vous aviez une certaine liberté d’expression jusqu’ici. Est-ce que cette nomination au CNBCI ne va pas réduire vos manœuvres et vous ramollir voire endormir ?

(Rire) Penser cela c’est ne pas connaître véritablement Hamed SAVADOGO. Bien au contraire, ma nomination comme Président de la Jeunesse du Conseil National des Burkinabè en Côte d’Ivoire devrait me rendre plus rigoureux et pragmatique car l’art de la démagogie est pour moi la pire expression de la trahison. Je suis convaincu que M. SALOGO en me faisant appel est persuadé d ‘avance que le franc-parler et la petite efficacité qu’on me reconnaît devrait contribuer au dynamisme de cette importante organisation qu’est le Conseil National des Burkinabè en Côte d’Ivoire.

Président des jeunes du Yatenga, Président des jeunes du CNBCI, Vice-Président du CAMJBCI, ne craignez-vous pas de faire un mélange de genre avec vos nombreuses casquettes au sein de la communauté ?

Plus nous avançons, plus nous gagnons en crédit vis-à-vis de nos amis, devanciers et des autorités consulaires et diplomatiques. Ce sont donc des charges, je dirais des responsabilités auxquelles nous sommes associés et pour lesquelles nous nous dédions avec dévouement pour le bonheur de notre vaillante et travailleuse communauté Burkinabè en Côte d’Ivoire. Toutefois, nous vous rassurons quant au fait que nous nous faisons entourer de personnes fortes et compétentes grâce à qui la confiance qui nous est faite reste intacte et honorée.

Avec de jeunes leaders, vous venez de mettre en place le Cadre de concertation des associations, est-ce que ce projet n’est pas une manière détournée de jouer les premiers rôles au détriment d’autres faitières déjà existantes ?

Je vous remercie de me permettre de revenir sur les circonstances de ma participation aux réunions préparatoires en vue de la mise en place du Cadre de Concertation que vous avez évoqué. J’ai été invité, à l’instar, de plusieurs leaders de mouvements de jeunes de la diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire à une séance d’explication faite par les initiateurs de cette nouvelle organisation. J’ai écouté et compris que la motivation première de sa création se résumait à fédérer les organisations de la société civile de la diaspora Burkinabè en Côte d’Ivoire en vue des échéances électorales à venir. En ce qui nous concerne entant que « Diaspo », l’enjeu reste notre participation à la présidentielle de 2020. Comment s’y prendre pour avoir une voix forte et peser lourd pour obtenir ce droit en 2020? Les initiateurs du Cadre de Concertation des Associations ont trouvé important que nous y travaillons ensemble et de façon collégiale.
Le Cadre de Concertation trouve donc sa raison d’être, exclusivement, dans l’obtention et la jouissance de la diaspora de son droit de vote à commencer par la présidentielle de 2020 au Faso. Toutes les associations présentes ont donc reconnu la justesse et l’opportunité de ce combat étant donné que ce point en écrit en marbre au nombre de nos objectifs respectifs. Naturellement, je n’y ai pas trouvé d’inconvénients à l’accompagner. En définitive, je n’en suis pas l’initiateur mais plutôt un sympathisant au regard de l’objectif que je trouve noble.

Vous avez désormais une page officielle sur facebook où de plus en plus vous partagez des opinions, comme des dirigeants de notre temps. Quel est le projet ?

Comme je le disais tantôt être crédité de la confiance et du respect des jeunes, des hommes, des femmes n’est pas donné. Nous remercions le Ciel pour cette confiance et l’honneur qui nous est démontré au fil du temps au sein de notre communauté et qui au passage a justifié ma récente nomination au Conseil National des Burkinabè en Côte d’Ivoire. Au regard de ceci, j’estime bon et utile de partager ma vision sur les faits qui marquent notre quotidien, coacher et contribuer au développement personnel de ces honorables personnes pour qui nous sommes des modèles et qui nous suivent sur les réseaux sociaux. Là se situe également un volet de la responsabilité sociale des leaders d’opinions, que nous sommes, du président de mouvement de jeunesse que je suis : Rapprocher, motiver et conseiller. Et c’est ce que nous nous efforçons à faire chaque jour un peu plus.

Quelques camarades de lutte vous soupçonnent de vouloir prendre le contrôle du CAMJBCI. Qu’en dites-vous, clairement ?

À vrai dire je reste surpris par ces intentions qu’on me prête et dont j’ai d’ailleurs entendu certains membres de notre collectif prétendre. J’en reste vraiment sans mots et comme vous l’avez sans doute remarqué, je n’accorde aucun sérieux à ce genre de propos. Vous avez énuméré mes nombreuses responsabilités au sein de la société civile de la diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire. Je ne cours pas après les titres, bien au contraire… Autrement, en ai-je terminé avec mes activités professionnelles ? Ce n’est pas très juste de le dire.
Le Président du CAMJBCI, ZALLÉ MOUSSA, mon président est d’une courtoisie et un dynamisme remarquable. Nous relations vont au-delà de l’organisation qui nous unit pour emprunter celle de la fraternité. J’estime alors que, ces manœuvres visent à saper la bonne cohésion de notre collectif qui en quelques années d’existences a à son actif des acquis importants.

La célébration de la journée internationale de la Femme dans notre communauté en trois lieux et groupes différents à savoir Consulat, Inch’Allah et au Palais de la Culture exprime encore à merveille la division même chez nos femmes et mamans. Comment comptez-vous en qualité de leader écouté pour atténuer ou éradiquer ce grand mal ?

C’est l’occasion pour moi de saluer toutes les femmes du monde. Et je prie que leurs droits soient davantage respectés et qu’elles soient davantage valorisées. Je pense tout particulièrement aux femmes du Burkina Faso, ma terre, et celles de la Côte d’Ivoire, mon pays d’adoption.
Pour revenir à votre question, j’ai constaté tout comme vous et tout le monde, la célébration en rang dispersé du 08 mars à Abidjan par notre communauté.
Cet état de fait résulte, à mon sens de l’inorganisation et du manque de cohésion véritable au sein de notre communauté.
La célébration éclatée de la journée du 08 Mars n’est pas un mal en soi. Au Burkina Faso, il est célébré par différentes organisations en fonction de leurs affinités et de façon indépendante les unes des autres.
Mais dans le cas d’espèce, en tant qu’expatriés, il constitue la preuve que avons besoin de véritablement nous unir et c’est le combat que je mène depuis plusieurs années.

Un décret a été récemment pris en Conseil des Ministres il y a quelques jours qui érige un Consulat Général à Soubré. Serait-ce pour vous un indicateur que la diaspora votera enfin en 2020 ?

L’érection du Consulat de Soubré en Consulat Général est une promesse faite par le Ministre des affaires Étrangères Alpha Barry, en juillet 2016 en marge du 5è Traité d’Amitié et de Coopération (TAC) lors de la rencontre du Président du Faso, M. Kaboré, avec la diaspora Burkinabè à la Fondation Félix Houphouet-Boigny, et ce, au regard de la forte densité de notre communauté dans cette région du Centre-Ouest ivoirien. Nous le considérons comme un signal important vers la tenue du vote de la diaspora en Côte d’Ivoire tout particulièrement, toutefois, nous en serons plus convaincus lorsque le recensement de notre communauté en vue de la présidentielle de 2020 sera effective.

Et si cette diaspora ne votait pas en 2020, qu’est ce qui pourrait se passer ?

Nous faisons confiance à nos autorités consulaires, diplomatique et étatique avec à sa tête le Président Rock Christian Kaboré qui en a pris l’engagement à Yamoussoukro en juillet 2016 à Yamoussoukro. Entant que Burkinabè nous connaissons la valeur de la parole donnée donc sur cette base l’hypothèse que la diaspora ne voterait pas en 2020 reste infirme.

Et si cette diaspora ne votait pas en 2020, qu’est ce qui pourrait se passer ?

Mon mot de fin se résume à des remerciements à l’endroit de la grande famille de la communication de la diaspora Burkinabè en Côte d’Ivoire dont Diaspo24. Mes remerciements vont également à l’endroit de nos autorités coutumière, religieuse, consulaire et diplomatique pour le soutien renouvelé à toutes nos initiatives. À M. Mamadou SALOGO, je lui exprimerais toute ma gratitude en m’engageant à donner le meilleur de moi pour l’épanouissement de notre communauté burkinabè en Côte d’Ivoire.

Entretien réalisé par Diaspo24.info

 

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