LE CAMJBCI: DES ACTIONS DE PROTESTATION FACE A L’INJURE FAITE A LA DIASPO

Entouré de ses hommes forts Hamed Savadogo, 1er Vice-Président et Sanou Senemi, Coordonateur général, Zallé Moussa, Président du Collectif des Associations et Mouvements de Jeunesse Burkinabè en Côte d’Ivoire (CAMJBCI) a donné de la voix devant ce qu’on pourrait appeler de gifle de la diaspora burkinabè par le Parlement Burkinabè. Zallé et ses amis demande des clarifications, et annonce des jours de réplique proportionnée à cette injure. L’intégralité de ses échanges avec la presse.

Depuis le Lundi 30 Juillet 2018, l’actualité politique Burkinabè est dominée par l’amendement du « Code Electoral ».
En effet, ce jour, les députés de la 7e Législature du Burkina Faso sous la Présidence de SEM Alassane Bala SAKANDE, Chef du Parlement Burkinabè se sont réunis en session extraordinaire à l’effet d’examiner le dossier N° 09 relatif au projet de loi portant modification de la loi N° 014-2001/AN du 03 Juillet 2001 portant code électoral.
Apres des débats houleux, et la sortie de la salle des députés de l’opposition politique, le projet de loi portant modification de la loi N° 014-2001/AN du 03 Juillet 2001 portant code électoral a été voté à l’unanimité des votants de la Majorité.
Retenons qu’avec ce nouveau code électoral, la Carte Nationale d’Identité (CNIB) ou le Passeport Biométrique Burkinabè restent les seuls documents de votation ; puis les Ambassades et Consulats de Burkina Faso à l’Etranger retenus comme lieux de vote pour les Burkinabè vivant à l’extérieur.
Tout en félicitant le Gouvernement Burkinabè pour les efforts déjà consentis pour l’opérationnalisation du « vote de Burkinabè de l’Extérieur en 2020 », des inquiétudes demeurent :
1/ DE LA CARTE D’IDENTITE CONSULAIRE : Le Collectif des Associations et Mouvements de Jeunesse Burkinabè en Côte d’Ivoire (CAMJBCI) s’étonne du traitement infligée par les plus hautes autorités Burkinabè à la Carte d’Identité Consulaire biométrique, sécurisée, infalsifiable selon nos autorités diplomatiques et qui « Tient lieu de Carte d’Identité Burkinabè » ; en plus de la refuser comme document de votation avec plus de 980.000 enrôlés à ce jour.
Pour preuves, Monsieur Clément SAWADOGO, Ministre de la Sécurité et 2è VP du Mouvement pour le Progrès et le Peuple (Parti au pouvoir) ce même jour du 30 Juillet 2018 lors du Journal Télévisé de 19H30 sur la chaine de télévision BF1 disait et je cite : « Les Députés de l’opposition parlent pour parler (….) La carte consulaire permet d’identifier une personne mais ne dit pas que cette personne est Burkinabè (…..) La carte consulaire est un document discutable» ; allant jusqu’à la comparer à une carte professionnelle.
Le Collectif des Associations et Mouvements de Jeunesse Burkinabè en Côte d’Ivoire (CAMJBCI) condamne avec la dernière énergie patriotique ses propos tendancieux de celui-là même qui est chargé de la sécurité de ses concitoyens visant à nous livrer nous Burkinabè vivants à l’extérieur détenteurs de la Carte d’Identité Consulaire dont au verso est marquée la mention suivante :  »Recommandations : la présente carte délivrée aux résidents ( par exemple en Côte d’Ivoire) tient lieu de Carte d’Identité Burkinabè à toutes sortes d’abus et d’exactions dans nos pays d’accueil ou de résidence ».

Chers amis de la presse;
Honorables invités ;
Mesdames et Messieurs ;

Face à cette situation qui s’apparente à un déni de document officiel et loin de nous toute idée de « crise identitaire » le Collectif des Associations et Mouvements de Jeunesse Burkinabè en Côte d’Ivoire (CAMJBCI) appelle les autorités en charge de la gestion des affaires de l’Etat à plus de discernement quant aux questions engageant l’unité nationale car le Burkina Faso ce sont et ses enfants de l’Intérieur et de l’Extérieur.
Le Collectif des Associations et Mouvements de Jeunesse Burkinabè en Côte d’Ivoire (CAMJBCI) tout en s’interrogeant sur l’essence de la Carte d’Identité Consulaire avec ces débats suscités autour d’un document d’identité dument signé par une autorité Burkinabè et dont une partie de la somme encaissée lors de l’enrôlement est reversée au Trésor Public Burkinabè exige une communication claire des plus hautes autorités de notre pays dans un bref délai sur ladite pièce afin de rassurer nos compatriotes dans le cas contraire, d’autres actions seront engagées.
2/ DES LIEUX DE VOTE : Vue l’expérience vécue par d’autres pays frères, le Collectif des Associations et Mouvements de Jeunesse Burkinabè en Côte d’Ivoire (CAMJBCI) souhaite qu’en accord avec les autorités des Pays d’accueil des lieux en plus des Ambassades et Consulats soient déterminés comme lieux de vote dans les pays à fortes concentrations de nos compatriotes.
3/ DU DOCUMENT DE VOTATION : Selon les dires du Président du FASO SEM Roch Marc Christian KABORE lors de sa rencontre avec nos compatriotes vivant au Togo en marge du Sommet de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDAO) des missions seront envoyées pour à l’établissement des documents requis pour la participation des Burkinabè de l’Extérieur eux élections générales de 2020.
Le Collectif des Associations et Mouvements de Jeunesse Burkinabè en Côte d’Ivoire (CAMJBCI) s’interroge sur la durée de ces dites missions et les mesures déjà prises afin qu’elles se passent dans de bonnes conditions à deux (02) ans des échéances électorales quand on sait que nous voulons tous des élections libres, transparentes et démocratiques qui renforceront d’avantage la Démocratie au Burkina Faso.
Le Collectif des Associations et Mouvements de Jeunesse Burkinabè en Côte d’Ivoire (CAMJBCI) regrette certaines manœuvres dilatoires visant à exclure le maximum de Burkinabè de leur droit et de leur pays ; souhaite que des mesures idoines soient prises le plus tôt possible afin que 2020 ne soit pas un rendez-vous manqué.
Que Dieu bénisse et protège le Burkina Faso, notre Mère Patrie !
JE VOUS REMERCIE
FAIT A ABIDJAN, LE 02 AOUT 2018
Moussa ZALLE, Président du CAMJBCI.

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