Présidentielle de Novembre 2020 au Faso Pograwa et C’est le Moment mobilisent pour la réélection de Roch Marc Christian, ce qu’ils troquent

La grand’messe extraordinaire du Mouvement politique C’est le Moment s’est déroulée en fanfare dans la mythique salle du Palais des congrès de Sofitel Hôtel Ivoire ce samedi 8 aout 2020. Premier de l’histoire de la diaspora burkinabè, ce mouvement politique a, en toute lucidité et proportion gardées,  refusé de se muer en parti politique, en optant de se fondre en  un mouvement de soutien à la réélection du Président candidat Roch Marc Christian Kaboré en novembre 2020. Par contre, Pograwa et ses hommes comptent ne pas rater l’occasion des échéances 2025.

Mais bien malins et calculateurs, ils vendent leurs voix à Roch contre une série de recommandations qui frisent des exigences et contenues dans ce qu’ils dénomment un mémorandum axé sur  ces 20 points :

  • La création d’un Ministère des Burkinabè de l’Etranger
  • Faire de ce Ministère un Ministère d’Etat
  • Changer la dénomination en Ministère d’Etat des Burkinabè de l’Etranger chargé de l’Intégration
  • Le Ministre doit provenir de la diaspora et singulièrement issu du Mouvement politique C’est le Moment.
  • La réforme du CSBE
  • La mise en place d’un Gouvernement d’union nationale
  • Prendre une loi claire qui autorise tout candidat de la diaspora aux législatives de résider effectivement dans la diaspora
  • Donner plein pouvoir au Ministère d’Etat de mener toutes les réformes susceptibles d’assurer le progrès économique et social des Burkinabè de la diaspora et de la facilitation de leur intégration dans leurs pays respectifs.
  • Les congressistes donnent mandat au Président Pograwa de présenter le présent mémorandum au candidat que le congrès aura décidé de soutenir
  • Le congrès se réserve le droit de retirer par un congrès extraordinaire son soutien au candidat qu’il aura choisi si celui-ci ne respectent les clauses du mémorandum.
  • Le congrès exige à son candidat s’il est élu d’œuvrer à la réconciliation nationale, à l’unité nationale, à la bonne gouvernance, à la moralisation de la vie politique, à la lutte contre la corruption, lutte contre le népotisme, le favoritisme. Aussi le Mouvement souhaite-t-il que les sociétés d’Etat fassent l’objet d’un appel à candidature.
  • Que le candidat choisit par la diaspora œuvre à traiter avec célérité tous les dossiers de justice pendants notamment ceux de Norbert Zongo, des crimes de sang, des crimes économiques tout en donnant les moyens conséquents à la justice.
  • Les congressistes exigent que le nouveau président à élire mette tout en œuvre pour que l’armée dispose de moyens militaires pour faire face au terrorisme.
  • Le congrès invite à la dépolitisation de l’administration publique afin qu’elle soit au service du peuple.
  • Le congrès demande au prochain président un dialogue politique sincère et direct avec l’ensemble des partenaires sociaux afin de pacifier le climat social.
  • Le congrès exige la mise en œuvre d’une politique spéciale pour la facilitation du retour des compétences de la diaspora afin qu’elle puisse participer efficacement au développement du pays. Il exige le recrutement de ces compétences pour étoffer les ressources humaines au Burkina Faso.
  • 17le congrès exige la réforme du Ministère des Affaires étrangères et de la fonction publique afin que les compétences de la diaspora soient utilisées dans les ambassades et Consulats.
  • Le congrès exige la généralisation de l’établissement de la carte consulaire dont le cout ne devrait pas dépasser celui de la CNIB.
  • Le congrès exige la mise en place de permanence de l’ONI dans les consulats et ambassades durant le quinquennat afin de faciliter l’établissement des cartes consulaires, des CNIB et des passeports.
  • Le congrès se réserve le droit de retirer par un congrès extraordinaire son soutien au candidat qu’il aura choisi si celui-ci ne respectait pas les clauses du mémorandum.

Pour le reste après 2 ans d’existence, les congressistes ont renouvelé le mandat de Pograwa à la tête de ce mouvement, qui se donne pour objectif de définir l’avenir de la diaspora burkinabè estimée à plus de 7 millions de personnes.

Côté animation, la rencontre fut une belle partie de défoulement sur les notes de stars ivoiriennes telles que Fadal Day, Debordo mais aussi des coqueluches de la diaspora comme Black King, Sam Soro ou bien d’autres.

Guide de la Tidjania burkinabè, Cheik Sarba a pris part en tant qu’observateur au congrès pour lequel il a fait des bénédictions. Moumouni peut se frotter les mains et boire son petit lait, pour avoir tenu le pari d’un congrès historique, bien plus pour avoir fait salle comble au Palais des Congrès du Sofitel Hôtel Ivoire. Une page s’ouvre pour la diaspora.

Diaspo24.info

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