Sécurité – Des fils de l’est du Faso en Côte d’Ivoire interpellent le Président du Faso sur le sort de leur région et demande la création d’une Base militaire dans cette contrée

Nous voulons avec vous  partager nos préoccupations relatives à la situation sécuritaire au Burkina Faso, marquée depuis plus de 4 ans, par de nombreuses et sanglantes attaques terroristes. Ces attaques, dans plusieurs localités du Burkina Faso, sont devenues presque quotidiennes, et si l’on n’y prend garde, l’opinion risque de se complaire à la situation et ne plus être sensibles aux douleurs, aux souffrances et aux deuils que vivent de nombreuses populations du pays.

D’entrée, nous voudrions observer une minute de silence en la mémoire des victimes, jeunes, femmes, vieux, Forces de défense et de sécurité froidement et sauvagement exécutés par ces Forces du Mal. Que leurs âmes reposent en paix !

Messieurs les Journalistes,

Nous sommes des Burkinabè, Ressortissants de la Région de l’Est du Burkina Faso. Nous sommes issus de plusieurs communautés (Gourmantché, Mossi, Peulh, Yaana…). La région de l’Est comprend 5 provinces qui sont les Provinces du Gourma, de la Tapoa, de la Komondjari, de la Kompienga et de la Gnagna.

Cette région et ses provinces, qui sont une zone minière et agricole bien généreuse, souffrent  depuis plus de 4 ans, des attaques terroristes meurtrières. Au fil des mois et des années, ces zones sont devenues un sanctuaire de ces forces du mal, qui y dictent leur loi, en semant la mort de jour et de nuit.

Pour vous en donner des exemples, nous voulons rappeler :

-l’attaque du marché à bétail de Kompiembiga en mai 2020 : une trentaine de morts

-l’attaque du marché à bétail de Namoungou, le vendredi 7 aout 2020, en plein midi : Plus de 20 morts

Cet état de faits a causé un important déplacement des populations, vivant essentiellement d’agriculture et d’élevage, qui fuient les villages pour se retrouver dans  des camps de déplacés dans les Chefs-lieux de provinces et notamment à Fada N’Gourma, Chef-lieu de la Région de l’est.

Cette situation créé le chômage,  la pauvreté et la misère de nos parents, privés de leurs champs, de leurs récoltes, de leur bétail et leurs commerces.

Chers amis de la presse,

C’est un cri de cœur et un SOS que nous lançons aux plus hautes autorités politiques et sécuritaires du Burkina Faso. Nous saluons, certes, les patrouilles et les opérations de sécurisation initiées, depuis, pour pacifier les zones constamment menacées par les mouvements terroristes au Burkina, mais surtout la Région de l’est comme l’opération ‘’Atapuanu’’. Mais force est de constater ces opérations ponctuelles n’en sont pas une solution durable, car le mal est toujours présent et virulent. Les Terroristes continuent à y régner en maitres, semant la mort et la désolation.

C’est pourquoi nous, Ressortissants de la Région de l’est du Burkina Faso résidents en Côte d’Ivoire, demandons d’urgence au Président du Faso, Chef suprême des Armées et garant de la paix, de la sécurité et de la stabilité du Burkina Faso ce qui suit :

1-La création d’une importante Base de Sécurisation de l’Est (BSE) avec des ressources humaines, logistiques et techniques conséquentes afin de maintenir une présence permanente et opérationnelle des Forces nationales dans la zone.

2-l’intensification des patrouilles de nuit comme de jour sur tous les axes

3-la destruction des mines antipersonnel (déminage) posées par les mouvements terroristes sur l’axe Fada-Kompienga et bien d’autres tronçons.

Avec grand espoir que notre cri de cœur ait un écho favorable, nous saluons avec déférence Monsieur le Président Roch Marc Christian KOBORE, le Premier Ministre Joseph Marie Christophe Dabiré et l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité pour les efforts incommensurables consentis jusque-là dans la lutte contre la violence et la criminalité sur le territoire burkinabè en général et la région de l’est en particulier. Et nous les assurons de notre soutien et de nos prières dans cette guerre contre les Forces du mal.

Notre cri de cœur va aussi à l’endroit de toutes les ethnies de la région de l’est sans exception. Pardonnons-nous. Vivons dans la fraternité, car nous sommes un même pays, et une communauté de destin. Aimons-nous donc les uns les autres, et aimons notre pays. C’est cela que Dieu attend de chacun d’entre nous, car Il est amour!

En terminant nos propos, nous voudrions trouver ici l’opportunité d’exprimer notre reconnaissance à un grand leader, Monsieur Combari Michel, pour l’initiative de cette adresse et tous les conseils avisés qu’il nous a prodigués.

Mesdames et Messieurs,

Chers amis de la presse,

Nous vous remercions de votre aimable attention, nourrissant l’espoir que vous ferez un large écho de notre cri de cœur.

 

Fait à Abidjan, ce 23 aout 2020

Pour les Ressortissants de la Région de l’est du Burkina Faso en Côte d’Ivoire

-Ouoba Pierre (Photo : en blouson)

-Nassouri Issiaka (Photo: vêtu en rouge)

-Combari Michel

 

Diaspo24.info

 

 

 

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