Sawadogo Wahabo, Président ABEGECI : ‘’ Nous demandons au COEBCI des offres de stages et d’emplois dans leurs différentes sociétés et entreprises…Nous voulons un soutien de l’Etat’’

Etudiant en master 1 de Comptabilité et Contrôle gestion, Sawadogo Wahabo est le Président en exercice de l’Association Burkinabè des Elèves et Etudiants des Universités et Grandes Ecoles en Côte d’Ivoire (ABEGECI). Elu le 11 octobre 2019,  pour un mandat de  2ans, il effectue depuis beaucoup de missions et rencontres afin de sensibiliser et informer les élèves et nouveaux bacheliers sur nombre de procédures inhérentes à leur intégration dans les Universités et Grandes écoles. En marge de la journée d’information et d’orientation organisée le samedi 12 septembre au Consulat à Abidjan, il a expliqué à Diaspo24.info le charme  de ses activités mais aussi les grandes attentes de sa structure. Entretien.

-Quels sont les principaux objectifs de l’ABEGECI ?

L’objectif principal c’est le bien être de l’élève et de l’étudiant burkinabè en Côte d’Ivoire. Il s’agit de l’accompagner dès les classes primaires, les coacher leur montrer l’amour et al culture burkinabè, de sorte qu’après le Bac il puisse rentrer au Burkina Faso et poursuivre le reste de son cursus.

-Quel a été l’intérêt d’une telle Journée au Consulat ?

Ce fut une journée qui a été importante dans la vie des nouveaux bacheliers. Nous avons mobilisé plus de 600 nouveaux bacheliers, afin qu’ils ne puissent pas se perdre dans la nature. Ces jeunes ne maitrisent pas le Burkina Faso, le système éducatif du Burkina Faso, les conditions de vie des étudiants burkinabè. Ce n’est donc pas facile. Etant auprès d’eux, et en formant avec eux une famille,  nous les rassurons et els accompagnons même jusqu’au Burkina Faso.

-Quelle sont les principales difficultés que vous rencontrez ?

Les difficultés sont nombreuses et de plusieurs ordres. Nous avons un manque de financement pour nos activités. Nous avons la volonté de travailler et d’aider, mais nous n’avons pas d’accompagnement. Aujourd’hui, nous sommes face aux étudiants d’Abidjan environ 600 nouveaux bacheliers, mais il va falloir nous tourner vers ceux de l’intérieur du pays. Il y’a des demandes. Comment nous y rendre ? Nous n’avons pas de voiture. Ce sont les membres qui cotisent afin que nous puissions réussir à organiser les activités. Nous avons organisé une journée similaire où nous avons réuni plus de 700 nouveaux bacheliers venus s’informer,  le 5 septembre à Adjamé. Autre difficulté, je dois souligner que nos étudiants burkinabè qui restent ici pour les études supérieures  n’ont pas de chambres en cité. Ils sont laissés à eux-mêmes.

Un appel donc ?

L’appel que je lance en direction des autorités, c’est de leur demander un véritable soutien. Car nous étudions ici, mais nous allons rentrer un jour pour servir notre nation. Pour son développement le Burkina Faso a besoin de tous ses enfants. Dans ce sens également, je me tourne respectueusement vers le Conseil des Opérateurs Economiques Burkinabè en Côte d’Ivoire (COEBCI). Nous demandons aux opérateurs des offres de stages et d’emplois dans leurs différentes sociétés et entreprises, mais aussi des appuis. Ils peuvent le faire. Nous sommes leurs enfants ou frères, nous les supplions.

 

Diaspo24.info

 

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