Diaspora

  • L’Ex- Vice Consul à Abidjan, Illy Ouampousga Pierre en deuil : Son géniteur Ouindiguiyagba Célestin dit Baongo s’en est allé !
    L’Ex-Vice Consul à Abidjan (septembre 2012 à 2017), Illy Pierre Ouampousga, aujourd’hui 1er Secrétaire près l’Ambassade du Burkina Faso à Ottawa, est inconsolable. Le diplomate a perdu son géniteur Illy Ouindiguiyagba Célestin dit Baongo. Le patriarche est décédé, en sa 92è année, le vendredi 16 juillet 2021 à Bobo Dioulasso, secteur 17 au quartier Sarfalao.
    Le programme des obsèques se présente comme suit :
    – Jeudi 22 juillet 2021 : Veillée de prières au domicile familial à Sarfalao nord à partir de 19 heures.
    – Vendredi 23 juillet :
    • Levée du corps à 07 heures à la morgue du CHU de SOURO SANOU
    • Absoute à la Chapelle Saint Camille de Sarfalao Nord à 11 heures
    • Inhumation à domicile.
    La rédaction de Diaspo24.info présente ses condoléances à M. Illy Ouampousga Pierre et à toute la famille éplorée !
    Dieu accueille le Patriarche dans son Royaume.
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  • Mon oraison funèbre au Consul Honoraire Zoundi Jean de Dieu : Bonne traversée, Adieu !
    La triste et terrible nouvelle nous est parvenue, le lundi 12 juillet 2021, nous apprenant que la veille, au soir, tu t’es couché à jamais, te reposant pour toujours auprès de ton créateur, après plusieurs années de combat et de résilience face à la maladie.
    Je ne suis pas trop enthousiaste et à l’aise de parler d’un être cher au passé. Je suis vrai, spontané et m’investis afin que ceux qui nous entourent et que nous aimons, nous leur disions le bien qu’on sait ou pense d’eux, de leur vivant. C’est dans ce sens qu’est née et se déploie la Team Aimons-Nous Vivants que j’ai mise sur pied en juin 2020 et que partagent plusieurs hommes et femmes valables de notre temps, pour changer de paradigmes et de vision dans nos rapports au quotidien.
    Aujourd’hui, je fais exception après t’avoir dit en son temps et chaque fois que j’avais l’occasion de te rencontrer à Abidjan au Grand Hôtel au Plateau, où tu aimais déposer tes valises, sur les bords de la lagune Ebrié, pour te dire merci pour m’avoir adopté, pour avoir eu confiance en moi dans l’exercice de mes fonctions de Journaliste.
    En 2015, un soir, tu m’avais passé un coup de fil, me sollicitant à tes côtés en vue de donner un rayonnement médiatique notamment télévisuel à une importante cérémonie de distinction de 561 travailleurs Burkinabè dans un complexe Agro industriel à Grand Bereby. Tu as insisté, ce d’autant que la Direction Générale de la RTB avait pris des décisions drastiques pour les couvertures sur la chaîne publique au Faso. Pour être diffusés sur la RTB, les éléments filmés devaient être seuls le fait des agents de cette Télé. Ce qui revenait à dire que sur tout le territoire au Faso comme dans toute la diaspora, les initiateurs ou organisateurs de cérémonies devraient prendre en charge les frais de voyages (billets d’avion), d’hébergement et de mobilité de ces agents. Il fallait alors claquer plusieurs millions pour un simple élément d’à peine 2 mn au JT. La RTB, apprendrai-je, était confrontée alors à l’épineuse question de la réhabilitation de ses locaux et d’acquisition de nouveaux matériels dûes au pillage de certains  »insurgés » d’octobre 2014.
    Bref..qu’à cela ne tienne!
    Tu as vu en moi, celui qui pouvait te donner une alternative. Je me suis donc acquitté de cette mission de  » sauvetage » avec diligence. Avec toi et le chargé d’affaires à l’Ambassade du Burkina Faso à Abidjan, Ouattara Klena Jean, j’ai avalé la distance Abidjan- Grand Bereby via Soubré, et j’ai témoigné de cette magnifique cérémonie où 1519 ouvriers et agents de maîtrise parmi lesquels figuraient en bonne place 561 travailleurs Burkinabè étaient célébrés pour leur labeur par des médailles d’honneur allant des médailles d’argent aux médailles du grand or en passant par celles de Vermeil. C’était en présence et sous la présidence de M. Aguié Amoakon Germain, Directeur de Cabinet du Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, des Affaires Sociales et de la Formation Professionnelle d’alors, Moussa Dosso.
    Cette cérémonie-là a été diffusée dans plus de 3 JT de la télé privée BF1 (Canal 251) et publiée sur lefaso.net, www.diaspo24.info et bien d’autres sites. Ça a fait le buzz du temps. Tu as été émerveillé du retentissement qu’un événement qui a eu lieu dans un cadre dans l’arrière pays ait eu autant d’éclat et de visibilité. Tu m’as dit toute ta satisfaction et, depuis, tu m’as adopté. Et le contact n’a jamais été interrompu, jusqu’à ton repli sur Ouagadougou, des mois après l’érection du Consulat général de Soubré.
    C’est dans ce retrait que j’apprends ainsi ton départ vers le Père.
    Je voudrais, dans le deuil que vit ta famille (enfants et petits enfants) surtout Patricia Zoundi – Yao que je connais bien, m’incliner devant ton histoire, ta mémoire et prier avec ferveur que le Seigneur t’accorde le repos, t’éclaire de sa lumière et te reçoive éternellement dans son Royaume.
    De là haut, veille sur nous tes enfants et petits-enfants.
    Bonne traversée !
    Adieu Monsieur le Consul Honoraire !
    Adieu papa !
    Abidjan, ce 18 Juillet 2021
    Émile Scipion ILBOUDO
    Journaliste Professionnel
    Administrateur de Diaspo24.info
    Initiateur de la Team Aimons-Nous Vivants
    emilescipion@gmail.com
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  • Deuil : L’ex-Consul Honoraire du Burkina à Soubré, M. Jean de Dieu Zoundi s’est éteint, dimanche 11 juillet 2021 au Faso.
    Jean de Dieu Zoundi a dirigé le Consulat honoraire de 1991 à 2018, pratiquement jusqu’à l’érection de cette juridiction en Consulat Général dirigé par M. Hervé Bazié.
    Rendant un hommage à ce doyen lors de la cessation de ses charges, l’Ambassadeur Mahamadou Zongo dira de lui qu’il est arrivé en Côte d’Ivoire en 1960 mais qu’il a commencé en tant que commis pointeur à la Société d’Assistance Technique et la Modernisation de l’Agriculture (SATMACI) à Aboisso. Travailleur, Zoundi ne restera pas longtemps à ce poste précise Mahamadou Zongo: «Vous (Ndlr : Zoundi) avez progressivement gravi les différentes étapes de cette société qui se transformera en SODEPALM pour en devenir, en 1981, un directeur de plantation industrielle, notamment celle d’Okrouyo d’une superficie de 4050 ha», a détaillé l’Ambassadeur, précisant que l’ex- commis pointeur a fini par se mettre à son propre compte à partir de 1986 en créant sa propre exploitation de 375 ha. «Votre expertise vous vaudra d’être rappelé par Palm industrie comme consultant successivement à Divo, à Abengourou et à Neka entre 1987 et 1990», conclura-t-il.
    C’est ce grand bosseur qui, au terme de quelques ennuis de santé, repose à jamais, au Burkina Faso.
    Toutes nos condoléances à sa famille, ses enfants, ses petits-enfants, et ses connaissances de Soubré !
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  • Élections, Respect des textes associatifs La FEDABCI donne une leçon de gouvernance aux Associations de la Diaspora
    Elle n’est certainement pas la seule, mais son exemple ne court pas la rue dans la communauté burkinabè. La Fédération des Associations Burkinabè en Côte d’Ivoire (FEDABCI), au terme d’un mandat de 3 ans finissant le 21 juillet 2021 et présidée par M. Sia Koudougou, s’apprête à aller à une Assemblée Générale élective le 8 août 2021. C’est l’information majeure livrée par le compte rendu de la dernière réunion mensuelle de la plateforme tenue le 4 juillet 2021 à Blockhaus et rapportée par le Secrétaire général Ismaël Fabrice Bamouni
    Depuis le jeu est ouvert, de même que les candidatures parce que un Comité électoral fort de 3 membres (Kaboré Étienne, Drabo Koudous et Ouedraogo Rokiatou) est mis sur pied.
    Pour l’heure, malgré ses investigations, Diaspo24.info ne sait pas encore les velléités de candidatures. Nous savons cependant qu’il est loisible au Président sortant, qui n’a géré qu’un mandat, de briguer un second mandat.
    C’est ce jeu électoral ouvert et transparent que tout citoyen exige au plan politique de ses dirigeants. C’est ce que les prétendus leaders d’Association doivent s’exercer à intégrer. Car une Association en français simple est un regroupement de deux ou plusieurs membres et de ce fait ne saurait être l’affaire d’un seul être, disposant de tout et s’élevant parfois même au dessus des textes qui régissent ladite Association, à l’instar des potentats de la rare espèce.
    Il faut espérer que ce jeu électoral ouvert par la FEDABCI aille à terme, et que cet élan soit modélisé et consolidé dans la diaspora. C’est vraiment beau quand on jouit d’une onction légale et légitime. On  »gouverne » sans complexe. On peut aussi critiquer les dirigeants des nations accrochés au pouvoir. Car il y’a une vie après la Présidence d’une Association. N’est ce pas?
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  • Festival des Arts et de la Culture de Treichville La Communauté Burkinabè a fait fort !
    Le 2 juillet, a eu lieu au rond-point de la rue 12, le lancement de la 1ère édition du festival des arts et de la culture de Treichville (Treich-Festi). La cérémonie d’ouverture était placée sous le haut patronage du Maire de Treichville, Monsieur le Ministre François Albert Amichia, qui avait, à ses côtés l’Ambassadeur du Ghana, le Consul général du Burkina, le Consul du Sénégal, le représentant du DG du Port Autonome d’Abidjan, entre autres.
    Organisée par la Mairie de Treichville, la manifestation de grande portée culturelle avait pour objectif de faire découvrir les potentialités culturelles, artistiques et culinaires des communautés ivoiriennes et étrangère vivant dans la commune. Une conférence sur « l’histoire de Treichville de 1903 à 2000 » a permis d’en savoir davantage sur cette commune N’Zassa.
    La communauté burkinabè, avons-nous pu noter, a fait une participation fort remarquable à travers la présence du Consul Général Benjamin Nana, des délégués au Conseil Supérieur des Burkinabè de l’Etranger (CSBE), des délégués Consulaires, des chefs de communauté et responsables d’associations, des troupes d’animation, une présence massive des femmes burkinabè, habillées en Faso Danfani avec le foulard « l’oiseau » sans oublier les dégustations de mets locaux et du Zom koom.
    Ce fut vraiment une belle fête de l’intégration, en prélude au prochain sommet du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, prévu avant la fin de ce mois de Juillet à Yamoussoukro.
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  • L’Association  »Trait-d’Union » fait sa sortie officielle en fanfare : 5000 bons de Permis de Conduire offerts à de jeunes burkinabè
    Dans la salle de Conférence de la Bibliothèque nationale à Abidjan, l’Association ‘’Trait d’Union’’ présidée par Salifou Kalmogo, a fait sa sortie officielle le samedi 3 juillet 2021. La cérémonie était placée sous le haut patronage du ministre en charge des Burkinabè de l’Extérieur, Monsieur Alpha Barry, représenté par l’Ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, Monsieur Mahamadou Zongo et le parrainage du Directeur général de la Maîtrise d’ouvrage de l’aéroport de Donsin, Adama Bélem. Etaient également présents le Docteur Evariste Dabiré, venu de la Présidence du Faso, Monsieur Benjamin Nana, Consul général du Burkina Faso à Abidjan, une forte délégation de la notabilité de Côte d’Ivoire et de chefs de communauté burkinabè, venus de Grand Lahou, de la notabilité ivoirienne d’Anoumabo, de délégués CSBE et consulaires, des responsables d’associations burkinabè ainsi que de nombreux jeunes.
    Salifou Kalmogo est ses camarades avec l’appui, Monsieur Adama Bélem, ont procédé à la remise de cinq mille (5000) bons de permis de conduire au profit de jeunes burkinabè résidant en Côte d’Ivoire. Le président de l’association indiquera, d’ailleurs dans son intervention, que le projet s’inscrit dans le soutien aux actions du Président du Burkina Faso, Monsieur Roch Marc Christian Kaboré, qui a de grandes ambitions pour une diaspora burkinabè unie, solidaire et forte.
    Au regard de la noblesse des objectifs visés, le patron de la cérémonie, par la voix de son représentant, a fait don d’une grosse enveloppe à l’association « trait-d’union » afin de la soutenir dans la mise œuvre de son plan d’actions. On apprend déjà que, très bientôt, une journée de fraternité au sein de la communauté est envisagée. De quoi, construire effectivement des ponts entre les différents membres de la diaspora.
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    Marie Ramde, Gaston Mopti Convelbo et 3 autres personnes
  • FEDABCI- Présentation de vœux 2021, Koudougou Sia à ses camarades du Bureau :  » Merci pour 2020, mais redoublez d’efforts, les besoins de la communauté sont énormes »

    Koudougou Sia, Président de la Fédération des Associations Burkinabè en Côte d’Ivoire (FEDABCI) a reçu les voeux de son bureau et a, en retour, formulé les siens, pour cette année 2021. C’était ce 21 février 2021 lors de la traditionnelle cérémonie de debut d’année au cours de laquelle sa fédération fait le point de l’année écoulée et dresse les perspectives.

     » Merci cher SG, et chers membres du Bureau pour le gros travail abattu en 2020 surtout avec la crise sanitaire du Coronavirus. Redoublez néanmoins d’efforts car les besoins de la communauté sont énormes », a-t-il recommandé, non sans appeler ses compatriotes à toujours respecter les lois ivoiriennes.

    Avant Sia, c’est le Secrétaire général Ismaël Fabrice Bamouni qui a dressé le bilan de 2020. Il est naturellement revenu sur la grande collecte de vêtements initiée par la Fédération au profit des déplacés internes au Burkina Faso. Pour lui, il faut remercier les chefs traditionnels des 2 Plateaux en l’occurrence Rouamba Jean Baptiste, Yabré Adolphe, et Zoungrana Étienne …qui n’ont ménagé aucun effort pour faire parler leur coeur.
    Fidèle à ses engagements, la FEDABCI compte en 2021 poursuivre le rythme des 4 opérations de don de sang l’année, des dons en équipement hygiénique et sanitaire aux établissements médicaux, et des activités socio-culturelles et sportives avec à la clef l’organisation de la commémoration de la fête de l’indépendance du Burkina Faso en décembre 2021.
    Il faut noter parmi les personnalités présentes, d’anciens membres du bureau de la FEDABCI tels que Zoubga Mohamed dit Momo (Membre fondateur et ex SG), Abdoulaye Ouibga (ancien Président), mais aussi de nombreux leaders communautaires de la diaspora.
    La fête fut belle…le repas aura été à la hauteur comme vous pouvez bien l’imaginer.
    Diaspo24.

  • Retrait d’un Ministère plein dédié aux Burkinabè de l’Etranger, Nomination d’un Ministre en charge de la Réconciliation Le silence incompréhensible des faitières et Associations de la Diaspora

    Silence on analyse et chuchote dans les chaumières, pas en public. Depuis la publication de la nouvelle nomenclature du Gouvernement au Burkina Faso, c’est le silence radio au niveau de la société civile dans la Diaspora burkinabè, notamment en Côte d’Ivoire. Et pourtant deux innovations auraient dû titiller les uns et les autres, et appeler une déclaration laissant entrevoir la réaction de telle ou telle faitière ; c’est entre autres le retrait d’un Ministère plein dédié aux Burkinabè de l’Etranger (une des nombreuses promesses du Président Kaboré vis-à-vis de la diaspora) pourtant créé il y’a à peine 2 ans ; et la nomination d’un Ministre d’Etat auprès du Président du Faso chargé de la Réconciliation et de la Cohésion sociale, en la personne de M. Zéphirin Diabré.

    Que signifie ce silence ? Une approbation ? Un désenchantement ? Une résignation ? Un effet de surprise assommant ?

    En tout cas ce silence interroge… il faut cependant espérer les tout prochains jours que l’une ou l’autre association apprécie cette donne politique qui ouvre une nouvelle ère au Burkina Faso.

                                     

    Diaspo24.info

  • Diaspora – 1 an après le décès de Salogo Mamadou Comment ses ‘’héritiers’’ gèrent-ils son legs communautaire

    17 janvier 2020. L’info venue du Maroc où était interné, pour raison de maladie, l’insaisissable Mamadou Salogo était amère comme une pilule. La mort avait raison eu du Président Salogo, affligeant la quasi-totalité des membres de la communauté burkinabè en Côte d’Ivoire. L’homme n’était certes pas en odeur de sainteté pour tous, pour sa liberté de pensée et d’action, mais même ses plus farouches adversaires en ont été sérieusement émus, sonnés et abattus devant l’irréparable.

    Demain 17 janvier 2021 sonnera donc comme le 1er anniversaire de son rappel à Dieu. Il est recommandé, ne serait-ce que pour les courts instants de sympathie ou de fraternité vécus avec le défunt, que tous ceux qui l’ont connu, adulé ou même combattu idéologiquement, aient pour lui une pensée pieuse, afin qu’il repose éternellement en paix auprès du Créateur. Dans cette dynamique, sa famille prévoit un recueillement et une cérémonie de lecture de coran, à la mosquée sise à sa résidence du quartier de Koumassi-Divo. Ladite prière sera couplée de la cérémonie du Maouloud, apprend Diaspo24.info.

    A côté de l’hommage mérité à cet illustre disparu, il convient, 1 an après la disparition de Mamadou Salogo, de se demander comment ses héritiers de la diaspora gère son héritage sur le volet social. La bonne question à se poser, sans dilettantisme, est de savoir si un homme de la carrure de Salogo est remplaçable même ? Tant l’homme était à la fois actif, généreux, fonceur, mais aussi cassant et sulfureux. Un an après sa mort, les différentes structures dont il portait la casquette, à vue d’œil, cherchent encore leurs marques.

    Au niveau de l’Union Culturelle des Arts et Danses traditionnelles, une AG sera convoquée prochainement pour dynamiser cet instrument piloté par son cousin, homme également à plusieurs casquettes, l’infatigable Mamadou Savadogo, dit Zoodoh. Ce dernier a regretté que le combat mené pour qu’une troupe de la Diaspora, en l’occurrence celle d’Attécoubé prenne part au printemps à la Semaine Nationale de la Culture (SNC) ait été annihilé par la menace sanitaire de la maladie à Corona virus.

    Au Conseil National des Burkinabè en Côte d’Ivoire (CNB-CI), le Vice-Président de Salogo, M. Tahirou Ag Taglif est désormais aux affaires. Après quelques petites hésitations, les choses semblent entrées dans l’ordre. Au cours d’une cérémonie de relance des activités le 18 juillet 2020, au foyer des jeunes de Vridi Canal, qui a vu la participation des délégations de Yamoussoukro, Bonoua, Tiassalé, M’batto, il a remis les choses à flot et envoyé ses collaborateurs en mission de cohésion dans leurs bases. Ag Taglif qui s’était ouvert à Diaspo24.info lors d’un entretien avait indiqué mettre un point d’honneur sur la normalisation des rapports de la structure qu’il dirige désormais avec les entités de la diaspora. ‘’Il faudrait que désormais il y’ait une grande entente et un profond respect entre le CNB-CI et l’Union des Chefs et notables burkinabè. Tirant les leçons de divisions et crises profondes dans notre récent passé, il faudrait qu’on y songe sérieusement. Notre communauté a besoin de paix et de sérénité. Et fidèle à ses objectifs, le CNB-CI devrait pouvoir travailler à cela’’, avait-il promis, allant même jusqu’à envisager cette même attitude en direction même du Chef de la Mission diplomatique en Côte d’Ivoire. ‘’Vis-à-vis de l’Ambassadeur Zongo, nous privilégierons le dialogue, la concertation et l’écoute. J’ai foi qu’on va s’entendre. Il n’y a pas de doute’’, avait ajouté Président Taglif. ‘’Je ferai ce que je peux, mais je n’ai pas l’argent comme Salogo hein’’, ironise-t-il souvent.

    Le gros appareil dont le moteur vient d’être remis à neuf, c’est bien l’Association Yatenga Côte d’Ivoire. Bélem Ousmane en a désormais le guidon, à l’issue de l’Assemblée Générale Elective du samedi 9 janvier 2021. Premier et unique Président de cette faitière depuis son élection le 22 décembre 2012, Salogo Mamadou n’avait pas pu organiser l’Assemblée ordinaire au terme de son premier mandat de 4 ans (2016) et du coup a eu droit à 2 mandats de fait (2012-2016-2020), et sa mort s’en est suivie. Président Bélem a en tout cas annoncé de bonnes intentions dans un discours fort engagé. Il a insisté sur la nécessité du pardon, de la réconciliation et de la solidarité entre fils du Yatenga, mais bien plus, sur la mise en œuvre de projets de développement au bénéfice des Ressortissants du septentrion burkinabè. Si ces annonces d’intentions venaient à voir le jour, ce serait sans nul doute un meilleur hommage à Salogo Mamadou et au-delà à tous ses devanciers : El hadj Gougnan Amadaou, El hadj Konfé Rasmané….

     

    Diaspo24.info

  • Yatenga-CI / Bélem Ousmane : ‘’J’exhorte chacun à faire table rase des manquements et incompréhensions du passé ‘’

    Dans son adresse peu avant son plébiscite à l’Assemblée Générale Elective du samedi 9 janvier 2021, Bélem Ousmane a présenté aux membres de l’Association Yatenga Côte d’Ivoire, les chantiers qu’il comptait abattre, s’il était élu. Nous vous en livrons toute la teneur.

    Très cher parents, mesdames et messieurs, bonjour et bienvenus. Avant tout propos, je voudrais, une fois de plus, saluer la mémoire du président Salogo, arraché à notre affection le 17 janvier 2020. A sa suite, nous voulons saluer la mémoire de tous nos disparus dont certains ont été la conséquence de l’hydre terroriste dans notre pays et notre YATENGA en particulier devenu son terreau fertile.

    Je voudrais à cette étape de mon propos, saluer toutes les couches composantes de YATENGA EN COTE D’IVOIRE. Je salue les jeunes, nos jeunes qui, dans leurs actions quotidiennes font preuve de maturité, de leadership et de patriotisme. Je salue les femmes, les braves femmes, sans lesquelles toute idée d’association aurait été une vaine entreprise. Je n’oublie pas les seniors qui avec les conseils avisés sont d’une source inestimable. Merci à vous ici présent pour l’intérêt que vous accordeᴢ à notre association.

    Très chers parents

    Je me nomme pour le petit rappel BELEM OUSMANE. Fils de NIGMA dans le département de ZORGHO, donc du YATENGA. Ancien agent de la BAD, chef d’entreprise, et vice-président du bureau sortant de YATENGA en Côte d’Ivoire. C’est à ce titre, que je me présente devant vous ce matin, très chers parents, à l’effet de vous proposer ma candidature au poste de président de notre association, lequel poste laissé vacant depuis la disparition du président SALOGO.

    Mesdames et messieurs, très chers parents

    « La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer » a dit l’écrivain Autrichien Peter Drucker.

    Candidat après plusieurs sollicitations et recommandations, candidat après plusieurs réflexions, candidat en fin parce que les sollicitations et les réflexions ont germé en moi un projet qui se résume en la maxime de PETER DRUCKER : « Créer l’avenir pour mieux le prédire ». Oui, je suis venu pour poursuivre l’œuvre du président SALOGO, dans l’union, la solidarité, la convivialité, mais mieux, pour qu’ensemble nous donnions une nouvelle vision, une nouvelle orientation, un nouveau destin, à notre association qui en a tant besoin. Mes principes pour ceux qui me connaissent, sont le travail d’équipe, le partage d’idées, l’action collective, la sobriété et l’indulgence.

    Le chantier semble immense voire titanesque mais comme le dit THOMAS SANKARA : « Tout ce qui est imaginable par l’homme est réalisable par celui-ci ». Aller à la pêche de tous les ressortissants de nos quatre provinces qui composent YATENGA en Côte d’Ivoire à savoir le BAM, le Lorum, le Zandoma et bien évidemment Yatenga. Identifier, répertorier et mutualiser les efforts pour une solidarité agissante entre membres mais aussi et surtout faire parler de nous en bien naturellement, au Burkina Faso de façon générale et particulièrement dans notre région.

    Moi président, je ferai appel à la fertilité d’idées des uns et des autres pour un développement endogène et exogène.

    Moi président, je vous inviterai à regarder plus près de nous c’est-à-dire la recherche de voies et moyens pour diminuer le poids trop lourd et insupportable de nos quotidiens respectifs.

    Moi président, c’est davantage jeter un regard d’utilité publique. L’école, la santé, la lutte contre la pauvreté, le développement durable dans notre région. Aussi, parer au plus pressé, pour ne pas dire atténuer les peines de nos parents restés au village et qui subissent le courroux des hommes enturbannés.

    Moi président, c’est en un mot, écrire en lettre d’or et sur une tour visible à des milliers de kilomètres, YATENGA EN COTE D’IVOIRE, qui depuis sa naissance en 2012, est pour le moins que l’on puisse dire à la recherche de ses marques.

    J’exhorte à l’union et à la cohésion, au pardon mutuel, à faire table rase des manquements et incompréhensions du passé, à nous serrer les coudes car le triomphe est à ce prix. Jeunes, femmes, séniores, c’est vous à mes côtés, si je suis choisi, que je compte inscrire mon action. Des associations Burkinabè en Côte d’Ivoire existent en nombre et en qualité. Tachons de ne point être à la queue. Je vous en prie. Levons-nous. L’heure de la mobilisation a sonné.

    Mesdames et messieurs, très chers parents

    Faisons de :

    -notre nombre trop élevé, un atout et non un handicap,

    -Nos expertises, un collège et non une compétition,

    -Nos différences, une source d’union et non un océan de haine

    -Allons de l’association à une famille véritable avec toutes les valeurs recommandées à cet effet

    -Soyons le nouveau laboratoire du  ‘un pour tous et le tous pour un’ de la diaspora Burkinabè

    -Osons le leadership de notre organisation en adoptant des comportements qui vont avec

    -Allons enfin au-delà des rêves en les réalisant tout simplement

    Mesdames et messieurs très chers parents

    Voilà mon rêve, qui n’attend que votre caution pour devenir un début de réalité. Croyez-moi, ensemble, nous construirons un empire enviable et envié.

    Vive le Burkina Faso, vive nos quatre provinces, pour que vive YATENGA EN COTE D’IVOIRE

    JE VOUS REMERCIE

     

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